Vendredi 16/11, la 2D2 vit sa 2e rencontre de la saison, cette fois à domicile. Nous recevons Orvault, et, soyons honnêtes, nous avons un peu peur d’eux, même si nos adversaires semblent fort sympathiques, et tout particulièrement leur capitaine, qui se montre souriant et chaleureux.

Pour l’occasion, l’équipe est réunie au grand complet, et notre capitaine Thibaut nous a même composé un cri de guerre (on me dit dans l’oreillette qu’il l’avait déjà composé lors de la première rencontre, j’avais raté ça). Ce n’est pas un haka, certes, mais ça fait l’affaire. Pour tout dire, je ne suis même pas sûre d’avoir compris ce qu’on doit crier, mais on le fait d’un air très convaincu, les yeux injectés de sang, du coup c’est impressionnant, on dirait presque qu’on l’a répété avant.

Bref. Les hostilités commencent par le double dame, assuré par Caroline et Laura, et par le simple homme 1, assuré par Mathéo.

Caroline et Laura s’inclinent face à leurs adversaires, en 2 sets. Pas facile d’ouvrir le bal.

En parallèle, Mathéo ayant le sens du spectacle, il s’arrange pour faire son match en 3 sets, histoire de maintenir le suspens, et que le public en ait pour son argent. Il nous sert du 23-21 au troisième set, pour nous mettre bien dans le rythme de la soirée… (Score dont nous reparlerons tout à l’heure). Bref, à ce stade de la rencontre, Rezé égalise 1 partout.

C’est alors que le duo Gabège-Nadbriel entre en piste pour le mixte 1. Eux ont aussi choisi le suspens mention « retournement de situation », mais le match fortement disputé ne tourne malheureusement pas en leur faveur cette fois-ci : 21/10 ; 14/21 ; 17/21. En même temps c’est la faute de Nadège. Ou de Gabriel, on ne sait pas trop. Ou du capitaine. C’est toujours la faute du capitaine non ?

Bref, trêve de plaisanterie, nous en sommes à 2-1 pour nos invités.

Le simple homme 2 est lancé. Alexandre se bat vaillamment, il va jusqu’au 3e set, mais l’orvaltais a raison de sa détermination. Il s’incline à son tour, fourbu.

Nous sommes menés 3-1, ça commence à piquer. Heureusement, les simples dames arrivent pour nous sauver !

Double-unders, pompes, burpees, étirements, Caroline est gonflée à bloc, déterminée. Elle veut venger sa défaite en double dame, sauver son honneur et celui de sa partenaire Laura.  Elle allume « The eye of the tiger » sur le bord du terrain, prend les armes, puis bat son adversaire 24/22 ; 21/13.

Laetitia suit la même direction, et s’impose 21/11 ; 21/13.

Ouf, nous sommes remontés à 3-3. Merci les filles.

Kevin et Mathilde se lancent dans le mixte 2. Sereins comme jamais (n’est-ce pas…), ils surmontent leur envie de TAAAAPEEERR, pour utiliser un peu leurs méninges pour une fois et écouter le coach (merci Axel !). Ceci s’avère payant puisqu’ils gagnent 21/17 ; 21/19, après avoir quand même bien eu chaud aux fesses il faut le dire.

Nous en sommes à 4-3, et psychologiquement ça fait du bien de savoir que l’égalité est au moins assurée !

Mathéo et Thibaut se chargent du bouquet final, je vous l’ai dit, Mathéo a le sens du spectacle, et le capitaine n’a qu’une idée en tête : ne faire qu’une bouchée de ses adversaires. Il commence par aiguiser sa raquette, beurrer ses baskets, et feu patate, en avant le premier set. Le match est serré, le stress est intense, aucune des deux paires ne veut lâcher le morceau. Mais nos deux héros tiennent bon, notre capitaine maîtrise ses nerfs, son bras ne tremble pas, il est concentré comme s’il découpait un rôti. Au terme de 3 sets épuisants, nos rezéens finissent par l’emporter, avec le score fétiche de Mathéo : 23/21 (comme Denis l’avait prédit !).

5/3, l’euphorie nous gagne ! Première victoire de l’année.

Comme dans un épilogue d’Astérix, nous passons au banquet avec nos adversaires, qui, beaux-joueurs, nous félicitent. Entre quiches, panel de gâteaux au chocolat, sanglier et sandwichs, Cap’taine Thibaut utilise ses dernières forces pour contenir les débordements de la foule en délire (et affamée) qui tente de s’approcher du buffet.

Que d’émotions. Vivement la prochaine rencontre !

Mathilde